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[FORMATION] Simon Stoll, responsable de la filière rénovation énergétique d’OpenClassrooms

[FORMATION] Simon Stoll, responsable de la filière rénovation énergétique d’OpenClassrooms

Former les compétences d’aujourd’hui pour les métiers de demain : c’est la promesse d’OpenClassrooms, pionnier français de la formation en ligne diplômante. En 2024, l’organisme lance une nouvelle filière consacrée à la rénovation énergétique, un secteur en pleine transformation. Pour concevoir un cours dédié à l’isolation thermique par l’extérieur (ITE), OpenClassrooms s’est tourné vers UNISO France. Un partenariat fondé sur la complémentarité, l’expertise de terrain et une volonté commune d’impact positif. Entretien avec Simon Stoll, à l’origine de cette nouvelle offre.

Découvrir la formation Rénovation Énergétique d'OpenClassrooms et le module ITE proposé par UNISO France

Présentez-nous OpenClassrooms

Simon Stoll : L’histoire d’OpenClassrooms a débuté en 1999 avec "Le Site du Zéro", une plateforme de tutoriels à destination des passionnés de développement web. Au fil du temps, le projet s’est professionnalisé : il est devenu une maison d’édition, puis, en 2013, la première école 100 % en ligne en France. Aujourd’hui, OpenClassrooms propose deux types de contenus : des cours gratuits en accès libre et des formations certifiantes ou diplômantes, conçues pour répondre aux exigences du marché et accessibles à distance. L’accompagnement humain reste au cœur de leur pédagogie, grâce à un mentorat individualisé, même dans un modèle entièrement digital.

 

Et OpenClassrooms, en quelques chiffres ?

Simon Stoll : Nous comptons aujourd’hui treize grandes filières : développement, data, systèmes et réseaux, cybersécurité, RH, pédagogie, marketing, design, gestion de projet, business, supply chain ou encore santé, social & petite enfance… Et depuis 2024, la rénovation énergétique.
Chaque mois, notre plateforme attire environ 300 000 visiteurs. Sur l’ensemble de nos parcours, nous formons plusieurs dizaines de milliers d’étudiants par an, avec environ 50 000 évolutions professionnelles enregistrées sur l’année 2024.
Nous sommes aussi fiers d’être certifiés B Corp, un label exigeant qui reconnaît les engagements sociaux, sociétaux et environnementaux des entreprises. C’est une boussole pour nous.

 

« Il y a un besoin colossal dans la rénovation énergétique, et une filière à structurer »

 

Pourquoi vous être lancé dans la rénovation énergétique, un sujet assez éloigné de vos filières historiques ?

Simon Stoll : Notre mission est de développer des formations en lien avec les besoins réels de l’économie. Et la rénovation énergétique est apparue comme un secteur prioritaire. Dès 2022, nous avions amorcé un virage avec des cours sur la transition écologique. En 2024, face à l’ampleur des enjeux, nous avons décidé de créer une filière à part entière. J’ai rencontré de nombreux professionnels : bureaux d’études, MAR (Mon Accompagnateur Rénov’), conseillers thermiques… Tous confirmaient qu’il y avait une forte demande mais peu de formations adaptées. Quand France Compétences a reconnu le métier de chef de projet en rénovation énergétique comme "émergent", cela nous a confortés dans notre décision. Nous avons donc déposé un titre RNCP et lancé notre premier parcours diplômant.

 

À qui s’adresse ce parcours ?

Simon Stoll : Le public est très varié. Actuellement nous avons beaucoup de demandeurs d’emploi, nous travaillions main dans la main avec France Travail, mais aussi des personnes en reconversion professionnelle. On retrouve aussi bien d’anciens artisans que des profils très éloignés du bâtiment.

Nous avons défini des prérequis accessibles : un CAP avec deux ans d’expérience, un bac ou autre niveau 4 dans le secteur de la rénovation ou du btp, ou un bac tous domaines + 2 ans d’expérience professionnelle ou encore un Bac+2, quel que soit le domaine. Depuis novembre 2024, plus de 60 apprenants se sont lancés dans l’aventure. Le point commun entre eux : une forte motivation à s’engager dans un secteur d’avenir, porteur de sens.

 

« Certains stagiaires savent déjà qu’ils seront embauchés à la fin de leur formation »

 

Les débouchés sont-ils au rendez-vous ?

Simon Stoll : La formation est encore récente, mais les premiers retours sont très prometteurs. Le parcours dure six mois à temps plein, ou douze mois en alternance. Et plusieurs stagiaires ont déjà obtenu des promesses d’embauche, parfois avant même la fin du stage obligatoire.
Cela montre que le contenu est pertinent et que les entreprises sont prêtes à recruter. C’est un signal fort sur l’intérêt de la formation et sur la dynamique du secteur.

 

Pourquoi estimez-vous que ce sont des métiers d’avenir ?

Simon Stoll : D’abord, parce que le secteur du bâtiment est responsable de 24 % des émissions de gaz à effet de serre en France. Ensuite, parce que le nombre de passoires thermiques reste considérable : 4,8 millions de logements, soit 17 % du parc, avec une consommation énergétique bien supérieure à la moyenne.
Le gouvernement prévoit la création de 250 000 emplois d’ici 2030 dans la rénovation énergétique. Et pour cela, il faut structurer la filière, former des professionnels, accompagner la montée en compétence. Notre objectif est de participer activement à cet élan.

 

L’enjeu ? « Proposer des contenus ancrés dans la réalité, avec des entreprises engagées »

 

Comment s’est construit le partenariat avec UNISO France ?

Simon Stoll : En 2022, j’avais déjà travaillé avec Julien Bagnard, directeur de Myral, dans une autre structure. J’avais été marqué par la pertinence de son approche sur l’innovation, et j’ai suivi depuis ce que proposaient le groupe et UNISO France en particulier.
Lors de l’inauguration du siège de Myral, j’ai été impressionné par la solution Uniso : un discours clair, des matériaux à faibles émissions, une approche terrain concrète. En lançant la filière rénovation énergétique, il m’a semblé évident de solliciter Antoine Vincenot, le directeur du réseau, pour concevoir un support pédagogique sur l’ITE. Cela allait dans le sens de notre ambition : proposer des contenus ancrés dans la réalité, avec des entreprises engagées.

 

Quel a été son rôle dans la conception du module ?

Simon Stoll : Antoine a travaillé main dans la main avec un ingénieur pédagogique de chez nous. Ensemble, ils ont créé un cours sur l’isolation thermique par l’extérieur, qui repose sur une étude de cas concrète : un couple qui souhaite rénover sa maison en optant pour une ITE.
Ce format narratif permet aux étudiants de suivre pas à pas les enjeux, les décisions, les arbitrages techniques. Le cours présente les différents isolants, les techniques de pose, les étapes clés à respecter… Le tout a été validé par des experts pour garantir la rigueur technique. Ce module est aujourd’hui l’un des quatre focus majeurs du parcours, aux côtés de l’ITI, de la menuiserie et du CVC.

 

« L’engagement d’UNISO France est très rassurant pour les entrepreneurs qui se posent la question de rejoindre ce réseau de franchise »

 

Ce partenariat est-il aussi un levier de visibilité pour UNISO France ?

Simon Stoll : Oui, clairement. Le support conçu par Antoine est visible par l’ensemble de nos étudiants, mais aussi par nos mentors, qui sont tous des professionnels en activité, et par nos partenaires employeurs dans le cadre de l’alternance. Cela crée un écosystème autour du contenu, où UNISO France est identifié comme une référence. Nous avons également lancé un bootcamp « Conseiller en rénovation énergétique », qui s’adresse à des profils comme les architectes, agents immobiliers, ou ABF. Le cours sur l’ITE y sera aussi intégré, ce qui renforce encore la portée du partenariat.

 

En quoi cela bénéficie-t-il à toute la filière ?

Simon Stoll : Le cours conçu avec UNISO France pourra aussi être consulté librement par tous les professionnels, mais aussi par le grand public. C’est l’un des atouts de notre modèle : l’ouverture.
Un particulier qui souhaite comprendre comment fonctionne une ITE pourra y accéder facilement. L’approche est progressive, sans jargon, avec une vraie volonté de démocratiser l’expertise technique. C’est une contribution utile pour toute la filière et c’est de nature à être très rassurant pour les entrepreneurs qui se posent la question de rejoindre ce réseau de franchise.

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